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La Grande Fugue

13 juillet 2015 (Piura): Le premier jour de stage

13 Juillet 2015

En manchettes: Caroline est tellement feluette qu'elle attrape des coups de soleil même quand il fait pas soleil. J'ai le nez rouge depuis samedi, alors que j'étais encore à Lima. Je n'ai pas mis de crème solaire ce jour-là, mais il a fait nuageux toute la journée, un peu comme pendant tout le temps où j'ai été à Lima. Voilà un rappel que le soleil est un peu pas mal hypocrite.

Aujourd'hui, à Piura, le soleil était honnête. Il a fait sacrément chaud, et le soleil frappait fort. J'ai mis de la crème solaire, mais je crains de voir l'évolution de la rougeur demain. Je vais être bien grillée partout égal à mon retour!

Le pire dans tout ça, c'est que c'est l'hiver ici en ce moment. Imaginez la semaine de canicule que nous avons à chaque été à Quebec. C'est ça, l'hiver, ici. Les matins sont un peu plus frais, par contre, je ne me réveille pas en sueur dans mon lit. Mais les vingt minutes de marche au retour du travail ont été difficiles, sous le soleil de fin d'après-midi et dans la poussière soulevée par les voitures et moto-taxis pressés. La douche a fait du bien!

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C'était ma première journée de stage aujourd'hui. Les stagiaires qui terminent ont fait leurs aurevoirs et nous ont présentés aux différentes classes avec qui nous travailleront. Le vrai travail commence demain.

Notre stage s'appelle "Cultural Factory", et touche deux écoles. Notre groupe travaille auprès des élèves de l'école "Los Ejidos de Huan", et d'autres stagiaires travaillent à "La Mariposa".

Nous sommes 4 à 6 (selon les jours) à travailler ensemble à Ejidos. Nelson et Jonathan de Taiwan, Beatriz du Brésil, et Patricia du Salvador. (Et moi!) Je ne l'ai pas encore rencontrée, mais une certaine Kate de Hong Kong sera apparemment avec nous certains jours. Beatriz sera aussi là à temps partiel seulement, car elle partage son temps entre les deux écoles. Ça va être sportif: dans notre groupe, seule Patricia parle espagnol. Beatriz et moi nous débrouillons pas trop mal (Beatriz plus que moi, mais je m'améliore!), mais nos deux taïwanais n'ont aucune base. Pour les jours où on enseigne l'anglais, c'est pas trop mal, mais pour les jours où on doit sensibiliser les jeunes à des sujets comme l'environnement, le respect des autres, etc... Patricia a déjà fait ses prières, elle est prête à se démener pour nous tous, pauvres ignares! Les stagiaires qui nous précédent venaient de la Colombie, alors ça allait bien.

On travaille les matins seulement, du lundi au jeudi. C'est bien, car avec la chaleur et les enfants, on va se fatiguer vite! Ça laisse aussi plus de temps pour les voyages de fin de semaine. Notre groupe de stagiaires se planifie déjà des voyages. En fin de semaine, on est censé aller visiter quelqu'un de Piura qui travaille dans une autre région du Pérou pour les vacances d'été, et la fin de semaine suivante, on va probablement aller en Equateur, vu que la frontière est tout près (l'avantage d'être dans le nord du pays!).

J'aime dont ça quand les plans se font tout seul et j'ai juste à suivre!

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Il s'avère que l'un des deux Taiwanais (Nelson) vient de Kaohsiung, la ville où je suis allée l'an dernier pour le congrès international d'AIESEC. Il était tout surpris (et content!) que je connaisse.

Le monde est petit. On se le fait rappeler souvent, en voyageant!

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Quand on m'expliquait le fonctionnement du stage hier soir au Starbucks, on m'a dit qu'il fallait beaucoup marcher pour atteindre la classe des sixième année. J'ai demandé si c'était dans le même building. On m'a répondu:

"There is no building."

L'école est dans un milieu beaucoup plus défavorisé que je pensais. Je réside dans un quartier qui me semble de classe moyenne, avec une famille qui se porte bien (ils habitent dans un condo assez grand pour la famille de 4 qu'ils sont). Le quartier de l'école, par contre, ressemble pas mal plus à un bidonville.

Apparemment, l'école est en rénovation, et en attendant, ils ont improvisé des salles de classe et quelques bureaux dans le champ sablonneux de l'autre côté de la rue. De la tôle, quelques briques et du bois. Des bureaux dépareillés. Du sable partout. Des dessins et affiches faites à la main sur les murs. Mais malgré tout, les enseignants ont le sourire aux lèvres, et la passion qu'ils ont pour ce qu'ils font déborde de partout.

Ça remet pas mal de choses en perspective

13 juillet 2015 (Piura): Le premier jour de stage
13 juillet 2015 (Piura): Le premier jour de stage
13 juillet 2015 (Piura): Le premier jour de stage

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Pour ceux que ça intéresse (donc absolument personne), mes intestins vont bien, merci! C'est gentil de vous en soucier! Plus de peur que de mal.

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Ma mère d'accueil a passé la soirée d'hier à me parler en espagnol. Elle est déterminée à ce que je parte d'ici en parlant bien la langue! (Elle ne parle pas du tout anglais.)

Elle m'a montré des photos de sa famille, et m'a demandé des photos de mes parents. (Facebook à la rescousse!) Elle m'a montré des photos des plages à Piura, puis on a regardé des photos de Quebec (Google images à la rescousse!)

Elle était bien fascinée par la neige, et elle comprenait pas trop quand je lui expliquais que, nous au Quebec, on trouve pu ça ben ben cute à -35 en janvier.

Elle m'a demandé si j'avais un amoureux, et quand j'ai dit non, elle a tout de suite commencé à me parler de son neveu qui est apparemment DONT cute pis fin pis intelligent pis toute pis toute. Photos Facebook à l'appui. (Un p'tit nerd à lunettes. Je ne me souviens plus de son nom, mais ça commençait par L. Appelons-le Luigi, tiens, pour les besoins de la cause.) Je lui ai expliqué qu'après avoir ramené un russe d'Allemagne, ma maman apprécierait que je fasse un effort pour trouver quelqu'un plus proche, genre dans mon pays à moi. Dans la province, ça serait encore mieux. Le Pérou, bien que provenant d'un point cardinal complètement différent, n'est pas vraiment une amélioration face à la Russie/Allemagne, en termes de distance.

(C'est pas vrai, je lui ai pas dit ça, j'ai vraiment pas le vocabulaire pour aborder le sujet de mes folies amoureuses à l'international. J'ai souri et haussé les épaules. Ça a eu l'air de la satisfaire. J'espère que je ne me suis pas inconsciemment embarquée dans une promesse de mariage avec Monsieur Luigi-pas-luigi-mais-luigi-pour-aujourd'hui.)

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