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La Grande Fugue

17 août 2015: Du sable, du sable PARTOUT

20 Août 2015 , Rédigé par la-grande-fugue

On est jeudi soir, 14 août. On s'en va à Trujillo dans quelques heures. J'écoute les nouvelles avec le reste de la famille, pour passer le temps avant le départ.

Je ne comprends pas tout ce qui s'y dit, mais il y assez de support visuel pour que je suive. Puis, soudainement, ils annoncent que le tout premier cas de dengue à Trujillo a été identifié. Cette région jusqu'à maintenant non touchée par cette maladie dangereuse est maintenant potentiellement à risque, si d'autres cas sont identifiés prochainement.

Quel timing, Wow.

Une seule chose me vient en tête: j'ai tu pensé à mettre mon à anti-moustique dans mon sac, moi?

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On s'est entendu pour se rejoindre à la gare de bus pour 22:30, une demi-heure avant le départ du bus. On a bien précisé que c'était 22:30 pour de vrai, et pas selon l'heure péruvienne. (Pour un péruvien, ça voudrait dire 23:00, avec un peu de chance.)

Jonathan nous a rassurées: ne vous en faites pas les filles, je viens de Taiwan. Par chez nous, la ponctualité, on connaît!

Alors évidemment, la loi de Murphy, le karma ainsi que toute autre entité abstraite au sens de l'humour surdéveloppé ont fait qu'il est arrivé en retard, vers 22:45. Pour sa défense, il était prêt à partir de chez lui bien d'avance, mais avait dû attendre que sa famille d'accueil soit prête à venir le reconduire. Ça a l'air qu'ils ont trouvé que, prendre des photos de famille à 22:15, c'était vraiment une bonne idée.

Ah, ces péruviens.

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Nous sommes arrivés vers 6:00 du matin à Trujillo. Sans surprise, nous étions complètement poqués.

Le bus était de bonne qualité. J'avais déjà pris cette compagnie avant, mais pour le plus court trajet vers Chiclayo. Là, pour ce trajet un peu plus long, ça ressemblait au niveau de qualité du bus vers Lima. On a même eu droit à de la nourriture! (J'ai pas compris c'était censé être quel repas, par contre...)

Franchement, ces compagnies de bus péruviennes sont en train de ruiner mon appréciation des voyages en bus pour le restant de mes jours. Mes attentes seront à tout jamais trop élevées. Megabus et Greyhound ne seront plus jamais de taille face à ça.

Le seul problème avec ce trajet: ils ont semblé trouver pertinent de faire jouer un film. Pour un trajet de sept heures, entre 23:00 et 6:00, il me semble que c'était pas nécessaire. Ils auraient pu assumer que tout le monde allait dormir. Certes, j'ai le choix de ne pas regarder le film et dormir, mais je ne sais pas pourquoi, quand il y a un film qui joue et que je commence à le regarder, il m'est impossible d'arrêter en cours de route, à moins qu'il ne soit vraiment mauvais. C'est comme un blocage psychologique. Il faut que je le finisse avant de passer à autre chose.

Malheureusement, le film était bon. Et vraiment long (pas loin de trois heures.) J'ai donc dormi un gros quatre heures dans ce bus, sans plus. (Par chance, ils n'ont pas parti un autre film après le premier, j'ai donc dormi un peu.)

À notre arrivée à l'hôtel, il faisait encore sombre. Nous ne pouvions pas accéder à la chambre, il était évidemment trop tôt, mais nous avons attendu un peu dans le lobby avant de sortir, le temps que le soleil se lève. En attendant, nous avons regardé un peu sur internet ce qu'il y avait à visiter, pendant que Jonathan dormait dans le fauteuil d'à côté.

Vers 7:00, nous sommes sortis déjeuner.


Étonnamment, il n'est pas si facile que ça de déjeuner à 7:00 à Trujillo. On a tourné en rond pas mal avant de finalement demander à une policière à un coin de rue où nous pouvions manger à cette heure. Elle nous a indiqué un petit endroit, où on a bu des breuvages chauds et mangé un petit sandwich au poulet. Juste de quoi carburer en attendant de pouvoir faire une sieste à l'hôtel, en début d'après-midi, lorsque nous aurions accès à la chambre.

Pour 7 soles, ce déjeuner nous a paru cher. En réalité, ça équivaut à environ 2.80$, mais après avoir payé, dans le courant de nos différents voyages, 5 soles (2$) pour de copieux repas, et même 2 soles (0,80$) pour un déjeuner similaire à celui-ci, c'était dispendieux. Avec cette mentalité, le retour au Canada (et aux dollars) va faire mal.

En marchant autour de la Place des armes, on a rencontré un employé d'une agence touristique, qui nous offrait une visite guidée des deux principaux sites archéologiques (et principales attractions touristiques) de Trujillo. Ce qu'il nous offrait était moins cher que ce que nous avions vu dans le lobby de l'hôtel, alors on a tout de suite booké notre visite pour le lendemain. On a payé pour Maria, afin qu'elle se joigne à nous à son arrivée le lendemain matin.

C'était 40 soles (16 dollars) par personne pour toute la journée, avec guide qui parle anglais. (En espagnol, ça aurait été un peu moins cher, mais Jonathan n'aurait rien compris. Angela parle couramment l'espagnol, et Maria et moi arrivons à nous débrouiller, mais Jonathan se serait emmerdé toute la journée avec une visite en espagnol. On a donc opté pour l'anglais.)

La même agence nous proposait une activité de Sandboarding pour le dimanche. Nous savions que Maria voulait vraiment en faire, moi aussi j'étais intéressée, et les deux autres en avaient déjà fait mais étaient prêts à retenter l'expérience. Toutefois, on s'est dit qu'on en reparlerait avec Maria avant de s'engager.

Après avoir simili-planifié notre fin de semaine, nous avons entrepris de visiter les maisons-musées du centre-ville. Pour cette première journée, considérant notre état de fatigue, visiter les principales attractions du centre ville semblait un bon plan. Le lendemain, on s'attaquerait aux sites archéologiques plus éloignés, et le dernier jour serait probablement consacré au Sandboarding.

Les maisons historiques du centre de Trujillo constituent une bonne partie du top 10 TripAdvisor de choses à voir, c'est gratuit, et elles sont toutes proches, donc ça se fait bien à pied. Ce sont toutes de grandes maisons que l'on peut visiter, et qui ont chacune une histoire, bien que nous n'avions pas toujours l'occasion d'en apprendre beaucoup sur le lieu que nous visitions. Dans la première, par contre, on a eu droit à une petite visite guidée spontanée par une guide sur place, qui a pratiqué son anglais avec nous. Aux autres, on s'est promené à l'intérieur par nous-même.

En un avant-midi, nous avions fait le tour, en plus d'avoir visité la cathédrale. Vers midi, nous sommes allés dîner à un petit resto à la place des armes, puis nous sommes allés faire notre check-in à l'hôtel, qui était tout près du centre.

L'hôtel est nouveau. C'était surprenamment pas cher, pour un établissement si bien situé. Il n'y avait aucun commentaire sur leur page hostelworld, mais c'était le meilleur ratio qualité-prix qu'on pouvait trouver. (Les auberges moins chères étaient plus loin, et auraient entraîné plus de dépenses en taxi, probablement.)

Les propriétaires étaient un jeune couple. Ils avaient un enfant tout jeune. L'homme paraissait péruvien, mais la femme sonnait française. Ça expliquerait le nom de l'hôtel: Le Saint-Etienne. Je n'ai pas eu l'occasion de leur poser des questions sur leur vie et l'histoire de leur nouveau projet hôtelier. Je ne peux que deviner.

C'était un bel endroit. Surtout très tranquille. Nous étions les seuls clients.

Bref, nous avons fait notre check-in, puis avons fait une sieste bien méritée.

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On s'est réveillé une heure plus tard. On s'est forcé à se lever, on ne voulait pas dormir tout l'après-midi, même si l'envie était bien là.

Après une mini-toilette pour se réveiller et se remettre d'aplomb, nous avons pris un taxi pour aller voir un spectacle de danse avec chevaux. Il y a deux représentations par jour, et nous avons assisté à la deuxième, celle de 14:45.



C'était vraiment intéressant à voir. Ça a fait des belles photos.

17 août 2015: Du sable, du sable PARTOUT

Le seul point négatif: c'est un peu cher. 30 soles par personne, pour une représentation d'une heure. C'est environ 12$, mais il faut penser en Péruvien, pas en Canadien. Nous avons à peine payé plus pour une journée entière de visite guidée pour le lendemain. Par chance, le spectacle était bon!

À notre retour au centre, nous avons fait une pause dessert, nous avions tous envie de sucre. On s'est arrêté au premier endroit qui annonçait "Postres" (desserts). J'ai pris de la crème glacée, Angela a commandé du Arroz con leche (un genre de pouding au riz, que ma famille d'accueil m'a fait gouté récemment), et Jonathan, du Arroz Zambito (un truc de riz brun aux ingrédients moins facilement identifiables..)

Nous en avons profité pour consulter la carte et choisir notre prochaine destination. Nous nous sommes entendus pour aller jeter un œil au musée du jouet, avant que tout ne ferme vers 18:00. Ce n'était pas bien loin, et ça nous intriguait.

Ça s'est révélé un peu étrange. (Pour ne pas dire effrayant.) C'était tout petit, on aurait dit que le propriétaire était un simple collecteur de jouets, qui s'est finalement ouvert un musée dans un petit quatre et demie. Dès nos premiers pas dans le musée, on se fait accueillir par une petite pièce aux murs couverts de poupées diverses, toutes plus inquiétantes les unes que les autres. Dans les autres pièces, les jouets étaient plus neutres, on avait moins l'impression qu'ils attendaient qu'on cligne des yeux pour nous sauter dessus, mais c'était sombre, et peu accueillant.

17 août 2015: Du sable, du sable PARTOUT

Nous ne sommes pas restés longtemps. On a fait le tour, puis on est sorti.

On a soupé sur le chemin du retour vers l'hôtel, en s'arrêtant à un resto de chifa, cette fusion entre la cuisine péruvienne et chinoise. C'était ridiculement pas cher. Par exemple, Angela et moi avons chacune pris un menu à 9.50 soles, et nous avons eu droit à une grande soupe, une grande portion de riz frit, des wontons frits et une assiette de poulet sucré. Nous n'avons pas mangé notre riz, on l'a fait emballer, en se disant que ça nous ferait moins de nourriture à acheter pour notre dîner le lendemain.

Une fois à l'hôtel, le reste de la soirée a été tranquille. À 22:00, tout le monde était couché.

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On s'est fait réveiller à 6:00, comme prévu, quand Maria est arrivée à l'hôtel. Quelques bonjours, et on s'est tous recouchés pour dormir jusqu'à 8:45. Maria s'est squeezée un peu dans le lit d'Angela. Après sept heures de bus en pleine nuit, elle avait besoin d'un peu de repos. Avec nos visites guidées prévues pour la journée, elle ne pourrait pas faire de sieste d'après-midi comme nous la veille.

À 9:00, il a bien fallu se pousser à aller déjeuner. Il fallait être à l'agence à 10:30 pour la visite. Il était moins tôt que la veille, il était donc plus facile de trouver un endroit où déjeuner. On s'est arrêté à un petit café en chemin, où on pouvait commander du pain avec des œufs, de l'avocat ou du poulet, avec un breuvage, pour 5 soles environ. Un déjeuner pas mal typique ici, à tout le moins quand on n'a pas envie de manger un plat de riz et de poulet à 9:00 le matin. (Ce qui ne semble pas si bizarre, et même assez courant ici.)

Maria nous avait apporté un restant de gâteau, provenant du party de famille de vendredi, qui l'avait empêchée de partir avec nous jeudi soir. On a complété notre déjeuner avec ça. Avec ce surplus de sucre, on était bon pour l'avant-midi!

À la place des armes, alors que nous faisions le tour de nouveau, avec Maria cette fois, nous avons croisé le gars de la veille, qui nous avait vendu la visite guidée. L'air un peu piteux, il nous a expliqué que la mère du guide anglophone était malade, il ne pouvait donc pas nous prendre. Il ne restait que l'option en espagnol. Il nous a offert de nous rembourser 10 soles chacun, en nous promettant que le guide allait parler lentement et clairement, nous permettant ainsi de bien comprendre, et traduire pour Jonathan. C'est poche pour ce dernier (et pour Angela, la seule vraiment capable de traduire simultanément), mais le côté positif, c'est que la journée allait nous coûter 30 soles seulement, au lieu de 40.

Finalement, le guide parlait vite et pas très fort, en marmonnant pas mal. Ça aurait difficilement pu être plus loin de ce qui nous avait été promis. Mais bon, pour 30 soles, peut-on s'attendre à de la qualité?

En avant-midi, nous avons visité Huacas del Sol y la Luna, deux grandes ruines de la civilisation Moche (c'est le nom de la civilisation, je suis pas en train d'insulter leur apparence), sur un même site archéologique. Si j'ai bien compris (car j'ai pas compris grand chose), c'est une civilisation qui a précédé la civilisation Inca. Une des deux constructions avait une vocation religieuse, et l'autre, politique. Je crois que Huaca de la Luna, celle dont nous avons visité l'intérieur, est la religieuse. (Mais évidemment, ne me prenez pas pour une source fiable. Mon espagnol s'améliore de jour en jour, mais le guide ne me donnait pas ben ben de chances de suivre. Même Angela avait du mal, elle qui parle pourtant très bien espagnol.)

Il y avait beaucoup de soleil, alors au moment de la pause dîner, après tous ces efforts mentaux pour comprendre le guide, nous étions pas mal épuisés. La van nous a laissés devant un resto touristique, que nous avons décidé de boycotter pour trouver un autre endroit moins cher. (On n'a pas regardé les prix, mais si la van de l'agence nous laisse là, c'est signe d'association entre les deux, et c'est rarement bon signe.)

Dans un autre resto à quelques pas de là, on s'est commandé deux plats (ceviche et un autre plat de poisson), qu'on a complétés avec notre restant de riz frit de la veille. C'était amplement suffisant pour les quatre d'entre nous. Nous avons ainsi repris de l'énergie pour le reste de la journée.

En après-midi, ce fut la visite de Chan chan, autre site très important près de Trujillo, et provenant de la même civilisation ancienne.


On avait beau avoir bien mangé, avec le soleil, on a vite ressenti la fatigue. On était déjà brûlé. Le guide aussi, probablement: il marmonnait plus que jamais. Le matin, je comprenais 55 à 70% de ce qu'il disait. Là, je comprenais 20 à 40%. J'ai finalement abandonné mes efforts de compréhension, et je m'en suis remise aux traductions d'Angela pour Jonathan. Elle ne captait pas toutes les informations, mais elle arrivait a nous en transmettre suffisamment pour comprendre le contexte derrière les lieux.

Chaque gouverneur avait son palais, et chaque nouveau fils se méritait un nouveau palais. Le dernier palais n'a jamais été terminé, parce que la civilisation Moche a été envahie / dominée par les Incas, ou de quoi de même. (En tout cas, il me semble que les Incas étaient à quelque part dans son histoire.) Les plus grandes salles du palais étaient pour les sacrifices. La royauté entrait par une porte, le reste des gens par une autre. Le son se propage d'un mur à l'autre d'une façon qui permet aux responsables de se communiquer des signaux en tapant des mains, par exemple pour signifier qu'ils étaient prêts à commencer une cérémonie.

C'est pas mal ce que j'ai capté, avec l'aide d'Angela.

Après la visite, nous étions soulagés. On n'en pouvait plus du soleil et de l'espagnol. La visite n'était pas vraiment terminée, mais la dernière partie était une brève excursion de 30 minutes à Huanchaco, une petite ville au bord de l'eau, pas bien loin. C'était en fait du temps libre pour tous, alors nous avons acheté de la crème glacée, puis avons marché le long de la rue au bord de la plage, avant d'aller reprendre la van vers Trujillo. Ça a fait du bien, c'était paisible.

De retour à Trujillo, nous avons réservé notre Sandboarding pour le lendemain avec l'aide du guide (qui est quand même sympathique, quand il essaie pas de nous marmonner ses connaissances historiques), puis nous sommes rentrés à l'hôtel. En chemin, nous avons acheté des petits gâteaux dans un dépanneur pour notre déjeuner du lendemain, puisqu'il fallait être à l'agence à 8:00am, et qu'il est difficile de déjeuner tôt dans le coin.

Le plan était initialement de dormir un peu avant d'aller souper, mais à peine étions nous étalés dans nos lits, que j'ai réalisé que nous n'avions pas encore acheté nos billets de retour à Piura.


Pas de problème, le bus que nous avions pris jeudi soir était presque vide. Visiblement, c'était pas un trajet si achalandé!

J'ai regardé l'horaire sur internet pour avoir une idée. C'est là que j'ai vu qu'il ne restait que 5 billets pour le bus de 23:00, celui que nous voulions. (La seule autre option était 13:30, et c'était un peu trop tôt, avec le Sandboarding.)

Question d'aller vite, nous avons entrepris de réserver sur internet. Tsé, pour se sauver le trouble d'aller jusqu'à la station de bus.

Finalement, on aurait dû y aller directement. Ça nous a pris deux heures à réserver, et il a finalement fallu aller à la station de toute façon.

J'ai été la première à compléter ma réservation. Ça m'a pris 20 minutes, en incluant les deux transactions qui ont échoué, avant que je ne reçoive une confirmation et mon billet électronique. Angela et Jonathan, qui réservaient ensemble car Jonathan a perdu son téléphone la semaine passée, ont réussi après 30 autres minutes, quand ils ont finalement utilisé mon téléphone, car avec celui d'Angela, ça ne réussissait jamais.

Maria a passé une autre heure (donc un total de deux heures) à gosser. C'était rendu stressant, car nous avions tous notre billet mais pas elle, et il ne restait qu'un billet sur le bus (le 5ème semble avoir été booké entre temps, et nous craignions que la même chose ne se produise avec le siège que Maria essayait de réserver, entre deux échecs de transaction). Après chaque échec, le bus apparaissait comme complet, et il fallait rafraîchir la page pendant un bon cinq minutes, avant que le siège ne réapparaisse comme disponible.

Après 5 ou 6 échec sur son téléphone, Maria a finalement essayé avec le mien, car ça avait très bien marché pour Angela. Malheureusement, ça a encore échoué. Le problème devait donc être la carte de crédit. J'ai donc offert de le lui acheter avec ma carte et qu'elle me rembourse, question d'au moins s'assurer qu'elle parte avec nous.

Quand ça a encore échoué, je ne savais plus quoi faire. On a donc mis nos souliers, et on est allé à la station de bus, en espérant que personne ne réserve le siège 14 entre temps.

À la station, à part la file d'attente, ça s'est réglé super vite. Le siège 14 était toujours là. Maria l'a réservé, et on en a profité pour faire imprimer nos billets électroniques. En quelques minutes, c'était réglé. Avoir su..

Avec tout ça, il était passé 21:00. Nous mourions de faim, et étions complètement épuisés. Nous avons mangé des hamburgers au petit resto de desserts de la veille, qui vend des burgers à 5 soles. Ce n'était pas délicieux, mais c'était pas cher et ça faisait la job. Nous n'avions pas envie de nous casser la tête.

Avant de rentrer, on a planifié notre semaine de classes avec les enfants, question de ne pas avoir à s'en soucier sur le chemin du retour, puisque nous revenions le matin lundi, trois heures avant le travail. Vers 23:00, nous avons quitté les lieux, pour rentrer à l'hôtel.

Tout le monde s'est couché presque tout de suite, sauf moi, qui ai pris une douche. L'eau était chaude. Je vous dis pas à quel point ça faisait du bien, une douche chaude pour la première fois depuis début juillet.

Ça a bien dormi après ça.

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Le réveil a été difficile. On devait se lever à 7:00. J'ai bretté au lit jusqu'à 7:15.

On a fait nos bagages, que nous avons ensuite laissés à la réception, puisqu'il fallait faire notre check-out avant de partir pour la journée. Vers 7:45, nous étions en route vers l'agence. J'ai mangé mon déjeuner en marchant, les yeux encore un peu dans la graisse de bine. Avec la journée de la veille, j'aurais eu besoin de plus de sommeil.

Nous étions à 8:00 à l'agence. Il y avait une parade en préparation à la place des armes, les rues étaient bloquées. Nous ne comprenions pas trop l'événement, mais la parade était principalement composée d'écoliers en uniformes. Apparemment, ça a lieu tous les dimanches, si on a bien compris.

Nous n'avons pas trop eu le temps d'observer la scène, une fille est venue nous chercher devant l'agence pour nous amener jusqu'à la voiture qui nous attendait plus loin, faute de pouvoir venir nous attendre à la place des armes.

On s'est arrêtés ramasser les planches en passant. Elles avaient l'air vieilles, et pas mal moins professionnelles que celles qu'Angela et Paty avaient utilisées lorsqu'elles en avaient fait près de Piura.

Nous avions tous nos papiers d'assurance santé voyage sur nous. Tout allait bien.

Le chauffeur-guide était amorphe. Il avait pas pentoute l'air content de travailler un dimanche matin. Pour 35 soles x 4 personnes, il aurait quand même pu faker un petit sourire.

Sur les lieux, l'entrée était de 4 soles. Une fois aux dunes, le guide nous a expliqué en 2-3 phrases comment faire, puis il s'est étalé à côté de nos sacs, et s'est endormi. Il a dit qu'on pouvait lui demander de prendre des photos, mais on a finalement préféré s'arranger entre nous.

Angela a été une meilleure formatrice, finalement. Elle m'a expliqué comment étaler la cire sur la planche pour que ça glisse dans le sable, puis elle m'a aidée à attacher ma planche serrée, et à comment me placer pour glisser sans tomber. (Et comment tomber sans me faire trop mal, ce qui est aussi important.)

Mes premières descentes ne furent pas très gracieuses. Plus tard, après une ou deux descentes qui avaient de l'allure, j'ai demandé à Angela de me filmer. Alors évidement, cette descente-là à été ma pire. Il y a donc une vidéo à quelque part dans sa caméra, de moi qui se casse la gueule.

Plus tard, elle m'a filmée de nouveau, mais la cire était rendue trop sablonneuse, ça ne glissait plus.

C'est finalement Maria qui a réussi à prendre une vidéo décente de moi qui descend lentement, mais sans tomber. La photo qui circule sur les médias sociaux de moi bien fière sur ma planche a d'ailleurs été prise après cette descente.

17 août 2015: Du sable, du sable PARTOUT

Malgré les nombreuses chutes, heurts à l'ego, et le sable qui ne finit plus de sortir de tous mes orifices (surtout les oreilles...?!?), c'était l'fun! On n'a arrêté que lorsque le temps qui nous était alloué a pris fin, vers 11:15am. Le guide semblait nous trouver complètement débiles de ne pas nous être fatigués plus rapidement. Pauvre tit pit, il pensait probablement finir sa journée de bonne heure. Maudits touristes qui se reposent pas le dimanche!

Au retour, il était midi. Nous avions vraiment faim, nous avions bien mérité notre dîner!

On a triché, et on a mangé au McDo. Une fois de temps, une pause de la nourriture péruvienne, ça fait du bien. (Bien que les burgers de la veille n'était pas particulièrement péruviens, ils gardaient une petite touche pas-comme-chez-nous. McDo, par contre, c'est pas mal pareil partout.)

(À part le plat de poulet avec du riz, qui est clairement un ajout du coin. Ah ces péruviens, ils ne peuvent vraiment pas endurer un menu sans riz.)

Une fois repus, nous avons discuté de nos plans pour l'après-midi. Nous pensions aller visiter El Brujo, la dernière grande attraction que nous n'avions pas encore vue, mais c'était la plus éloignée, il fallait voir si on pouvait s'y rendre de façon pas trop compliquée.

Le bureau touristique s'est avéré fermé le dimanche. De même pour tous les musées du centre-ville. On a finalement croisé un policier, qui nous a aidées à trouver la réponse à nos questions. El Brujo s'est avéré beaucoup trop compliqué à cette heure. Soit on prenait un taxi hors de prix, soit on prenait deux bus puis un taxi. Ça ne valait pas la peine.

Le policier et une de ses collègues nous ont donc proposé de retourner à Huanchaco, où on pouvait visiter une église qui offre une vue panoramique du coin. Nous avions fait pas mal tout ce qui comptait vraiment pour nous, alors il s'agissait surtout de passer le temps rendu là. On a donc opté pour ce plan. Il n'y avait rien d'ouvert dans le centre de toute façon.

Normalement, il y a plein de van-bus qui passent pour emmener les gens à Huanchaco sur une rue pas bien loin du centre. Toutefois, en trente minutes, seules deux sont passées, et elles étaient pleines. Après toute cette attente, on a finalement décidé de prendre un taxi à 10 soles, que nous avons partagé avec un couple d'Allemands que nous avons rencontrés pendant notre attente.

Le système de transport en commun est assez particulier au Pérou. À part le système métropolitain à Lima, on se retrouve typiquement à prendre soit des bus beaucoup trop vieux pour prendre la route, ou des van/fourgonnettes transformées en mini-bus bien compact.

Il y a toujours deux employés par bus: un chauffeur, puis un autre qui se passe la tête par la fenêtre pour crier la destination, et faire arrêter le chauffeur quand quelqu'un a l'air de vouloir embarquer.

C'est full sécuritaire.

Bref, à Huanchaco, nous avons pris un moment pour nous assoir sur le petit muret qui sépare la route de la plage, et regarder les vagues. C'est fascinant pour moi de regarder au loin et ne rien voir du tout à l'horizon, pas même la lointaine silhouette d'une autre rive, malgré le ciel bleu. Ça nous change des plages de lacs au Canada.



Après un moment, nous sommes allés voir la petite église, où nous nous sommes aussi assis pendant un moment, à regarder la ville de haut.



L'architecture est vraiment étrange ici. On dirait tout le temps que les maisons ne sont pas terminées. Le devant des maisons est typiquement très joli, mais les côtés et l'arrière ont l'air défaits, en brique nue, et avec la structure très visible. Les toits sont souvent détachés des murs. Aucune isolation. Ça paraît impensable pour ceux qui viennent de pays froids, mais dans le fond, ici, ils ont juste besoin d'ombre. Le reste, c'est pas bien important.

Vers 16:00, nous avons magasiné quelques souvenirs, puis avons finalement pris une van de retour vers Trujillo.

De retour au centre-ville, on s'est gâté avec de la crème glacée du McDo. J'ai pris un McFlurry spécial Minions, parce que je suis une victime du capitalisme de l'industrie du cinéma. C'était bon, c'était à saveur de bananes et de chocolat.

À l'hôtel, nous n'avions plus accès à la chambre, puisque le check-out était fait, mais on a utilisé la salle de bain pour se laver les pieds et se changer. On a essayé de faire attention, mais en un rien de temps, il y avait du sable partout. Oops.

On a ensuite passé un moment à jaser sur le toit, avant de finalement décider qu'il commençait à faire un peu trop sombre. On est alors allé manger.

Plein de restos semblent fermés le dimanche. C'est franchement pas pratique, être un touriste le dimanche dans le coin. On a finalement trouvé un resto de chifa. En se fiant à notre expérience d'abondance de nourriture au chifa de vendredi soir, on s'est dit que ça allait être pas cher!

Finalement, ce resto-là était pas mal plus cher. J'ai payé presque le double de la dernière fois, juste pour une assiette. Par chance, c'était très bon. J'ai presque tout mangé. (Et le reste, je l'ai donné à Jonathan, qui s'était fait avoir en commandant un riz pas cher... Qui était en fait un accompagnement, pas un plat en soit.)

Puisqu'il nous restait encore pas mal de temps avant le départ de notre bus à 23:00, on est allé passer le temps à notre fameux resto de desserts et burgers. Je me suis pris une pointe de tarte, et Angela a essayé le leche asada qui l'intriguait depuis le début ('asada' signifie 'rôti' ou 'grillé', on se demandait comment on peut griller du lait). C'est finalement similaire à de la crème brûlée, mais un peu différent. J'y ai goûté, c'était bon.

On a joué aux cartes. On a choisi un jeu qui semblait international: 'cheat'. On connaissait tous le jeu, mais on a passé beaucoup de temps à s'ostiner sur les règles. Il faut croire que ça se joue pas pareil partout, c'est pas universel. Avec toute cette argumentation, on a joué une seule ronde, et il était déjà temps de se diriger vers la gare.


À la gare, on a réalisé qu'on avait un billet VIP (on paie plus cher pour voyager de nuit, car les sièges sont plus confortables), et qu'on avait donc le droit d'aller attendre dans la salle VIP.


C'est bien la première fois (et probablement la dernière) qu'attendre un bus à la gare aura été si confortable! Des télés partout, des fauteuils et des sofas bien moelleux, et même un petit bar. Et le plus important: du wifi!

Dans le bus, je n'ai pas dormi tout de suite. J'ai d'abord réalisé que j'avais oublié d'avertir ma famille d'accueil que je revenais très tôt le matin, je n'étais pas certaine si j'allais pouvoir entrer à mon arrivée. Ça m'a préoccupée un moment, mais vers minuit, le wifi du bus a commencer à fonctionner, et j'ai pu texter Pamela, l'une des filles de la famille. Elle m'a assurée que quelqu'un serait debout, ils se levaient de bonne heure ce lundi-là.

Ils ont encore ressenti le besoin de faire jouer un film, mais cette fois, je l'ai écouté à moitié, sans vraiment porter attention. Je me suis finalement endormie avant la fin, et je me suis réveillée à 5:45, quand ils ont démarré le message d'arrivée à Piura sur les télévisions. Ça a été un réveil un peu difficile.

J'ai partagé un taxi avec Jonathan et Maria pour rentrer. À mon arrivée, la famille était effectivement éveillée. Ils préparaient le déjeuner. Je me suis demandée si je ne ferais pas mieux de manger avec eux, et ensuite dormir un peu avant d'aller travailler.

Finalement, je me suis allongée sur mon lit, et je me suis endormie profondément. Je ne me suis réveillée qu'à 7:45, pour aller travailler.

--

Les douleurs musculaires après le Sandboarding sont terribles. Lundi et mardi, je ne pouvais pas bouger mes épaules, et les trajets de moto-taxis me faisaient mal, à cause des bosses dans la rue.



À l'école, Jonathan, d'un ton sérieux, et l'air penseur, a émit l'hypothèse suivante:



"Je pense que, si Maria et toi avez mal, et pas Angela et moi, c'est probablement parce que vous faites moins de sport."

... Tu PENSES?!


Misère, mes vingt minutes de marche quotidiennes à l'université ne m'ont pas préparée à ça.

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