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La Grande Fugue

30 mars - 1er avril 2012 : Départ et journée à Paris

11 Avril 2012 , Rédigé par la-grande-fugue

 

VENDREDI 30 MARS 2012

 

Ce matin-là, je me suis réveillée en fin d'avant-midi. Là, plus de déni, c'était vrai. Je partais ce soir. J'ai passé plusieurs heures à tourner en rond, réviser ma liste de choses à emporter, m'assurer que je n'avais rien oublié. Ma mère est arrivée vers midi, nous avons mangé quelques restants dans mon frigo. Vers 13h15, il était temps de partir. C'était le temps des aurevoirs avec les collocs. J'étais si habituée de vivre entourée de ces trois collocs plein d'énergie, ça allait me manquer!

 

En chemin, nous nous sommes arrêtés chez ma tante Chantal, puisqu'elle avait quelques euros de surplus à me donner pour mon voyage. Elle n'était pas là à notre arrivée, elle était au Réno Dépôt avec mon cousin. Il a fallu attendre, mais ce n'était pas grave, nous étions en avance sur notre horaire de la journée. (Pour une fois!) Évidemment, lorsque ma tante est arrivée avec mon cousin, ma mère a pris soin de vanter mes capacités à voyager léger. Une valise et un sac à dos pour cinq mois. Ce n'est pas un trait très courant dans la famille, apparemment!

 

Puis, encore une fois, des aurevoirs, des bonnes chances et des fais attention. Puis c'est le départ. Direction : Saint-Hyacinthe, chez les grands-parents. Il est prévu de souper là, un dernier bon repas maison avant le grand départ. Du pâté chinois. (Tiens, ça rappelle pas quelque chose?)

 

Rendu là, les nerfs ne lâchent plus, et je ne suis pas la seule! La maman et les grands-parents trouvent ça tout aussi difficile, visiblement! Après avoir mangé, et en attendant que mon père nous rejoigne pour aller à l'aéroport ensemble, ma mère et moi avançons un peu le casse-tête des grands-parents pour nous changer les idées. Quand mon père arrive, il faut faire un peu de place dans sa voiture pour faire entrer mes valises et trois personnes. Mon siège est un peu incliné vers l'avant, mais pas de quoi mourir, pour le temps qu'il nous reste à faire. On se rend à Montréal, à l'aéroport Pierre-Elliot Trudeau (ou l'aéroport PET, comme mon père aime bien l'appeler). C'est pas mal plus grand que l'aéroport de Québec, il faut prendre les bonnes voies pour se retrouver aux portes des départs vers l'Europe. Ma mère et moi descendons avec les bagages, pendant que mon père part stationner la voiture. Il faut trouver le check-in d'Air Transat, par chance c'est bien indiqué. Puisque j'ai déjà fait mon check-in en ligne, il ne me reste plus qu'à enregistrer mon bagage. On échange ma confirmation d'achat de billet contre un vrai billet et, puisque je suis en avance, on me propose d'échanger mon siège dans le milieu contre un siège avec fenêtre. J'aime normalement bien être collée sur l'allée, pour ne déranger personne quand je me lève, mais les arguments de maman l'emportent (toutes ces heures de sommeil que tu pourras avoir!) et je prends la fenêtre.

 

Puisque nous avons encore pas mal de temps, on s'arrête à la librairie près de la porte où mon père nous a laissées, et il nous y retrouve peu après. On fait le tour de deux librairies et ma mère, fidèle à son statut de maman poule, s'inquiète que je m'ennuie pendant le trajet, et m'achète une revue et les deux derniers livres de la trilogie des Hunger Games, parce qu'elle sait que ça me désolait de ne pas pouvoir les lire avant mon retour. Cadeau de fête en avance. Eh bien, c'est maintenant moi qui vais narguer mes collocs, car je vais les lire avant elles, finalement!

 

Puis, je vais aux toilettes, et on brette autour de la sécurité, car on sait que quand je l'aurai passée, ils ne pourront plus me suivre. On va s'assoir un peu à un café et, vers 20h15, on se dirige pour vrai vers la sécurité. Il y a une assez longue file d'attente et mes parents la font avec moi, jusqu'à ce que ne soit plus possible. Maman me demande si j'ai bien mon billet et mon passeport avec moi (Comment aurais-je pu les oublier, il a fallu que je les montre à de nombreuses reprises pour me rendre jusqu'ici déjà!), ce qui me vaut quelques moqueries de la part du monsieur qui vérifie les billets. Câlins, bisous, et c'est parti. Là, je suis seule. J'ai toujours été en groupe, c'est la première fois que je suis seule passé ce point. Par chance, ce n'est pas mon premier voyage, je sais comment l'aéroport fonctionne, même si je n'avais jamais été à celui-ci en particulier avant. S'il avait fallu que mon premier voyage seule soit aussi mon premier voyage tout court, j'aurais tout simplement paniqué, je n'aurais pas su où aller!

 

J'ai passé la sécurité, puis j'ai cherché ma ''gate'', la 60, qui était vraiment à l'autre bout du monde, même plus loin que la 61... allez savoir. Lorsque j'y suis enfin arrivée, je me suis assise, soulagée d'être au bon endroit!

 

C'est d'ailleurs à ce moment-là qu'ils ont annoncé un changement de porte pour mon vol. Ce n'était plus la 60, mais bien la 52, qui était au tout début. Pfft.. On remballe tout, on fait demi-tour!

 

Une fois à la porte 52, on a attendu assez longtemps. Pour faire exprès, j'étais dans la toute dernière section à embarquer. Si j'avais gardé mon ancien siège, j'aurais été la première. Elle était mieux d'être confortable, ma fenêtre!

 

Une fois installée dans l'avion, j'ai envoyé quelques derniers textos avant de fermer mon cellulaire pour le vol. J'étais à côté d'une jeune fille, qui a passé une partie du vol à corriger des lettres, peut-être une jeune professeure de français.

 

À mon arrivée en France, si mon vol n'avait pas trop de retard, la mère de mon amie Arielle (originaire de France) devrait pouvoir venir me chercher à l'aéroport. J'en aurais la confirmation à mon arrivée, j'espérais vraiment que tout marche bien!

 

Sept heures de vol, j'ai lu, j'ai dormi. (La fenêtre en valait bien la peine, finalement!) Ça a passé plutôt rapidement.

 

 

SAMEDI 31 MARS 2012

 

L'atterrissage a été un peu plus tard que prévu, mais ce n'était pas un gros retard. En descendant de l'avion, nous étions dehors, et devions prendre un autobus vers là où on pourrait passer le contrôle des passeports. J'avais déjà vu ça en Chine, je n'étais donc pas complètement confuse. J'étais dans les dernières à descendre de l'avion, je me suis donc retrouvée à la fin de la queue au contrôle de passeport. Et la file, elle était longue! J'y ai passé au moins 45 minutes, et pourtant le contrôle des passeports ne prend que 30 secondes. Ils regardent le passeport, l'étampent, et c'est terminé! J'ai reçu un texto d'Arielle me disant que sa mère venait me chercher dans vingt minutes, mais je ne savais pas quand elle l'avait envoyé, l'heure indiquée était l'heure où j'avais ouvert mon cellulaire en sortant de l'avion. J'ai averti Arielle que je venais d'atterrir et que je passais les douanes.

 

Quand finalement j'ai passé cette étape, il a fallu que j'attende ma valise, qui était probablement dans le fond puisqu'elle avait été dans les premières enregistrées. Par chance, elle est fleurie, et donc facilement identifiable. Dès que je l'ai vue, je l'ai agrippée et je suis partie à la recherche de la mère d'Arielle. J'espérais une petite pancarte avec mon nom, mais rien de tout ça. Il fallait que j'essaie de deviner qui elle était parmi tous ces gens. J'ai un peu tourné en rond, puis j'ai vu une femme, accompagnée d'un jeune adolescent (je savais qu'Arielle avait de jeunes frères), qui semblaient chercher quelqu'un. Je suis allée la voir... C'était bien elle! Elle commençait à s'inquiéter, car elle travaillait dans peu de temps et on devait se dépêcher. Elle m'a ramenée chez elle, puis m'a confiée aux bons soins des frères d'Arielle et est allée travailler. Nous étions en début d'après-midi, et j'ai passé le reste de l'après -midi assez tranquillement. J'ai pris une douche, je me suis changée et j'ai fait un peu d'ordinateur, pour avertir tout le monde que j'étais arrivée saine et sauve à Paris.

 

Puis, en soirée, je suis sortie avec les frères d'Arielle pour visiter la ville un petit peu, en accéléré. Nous avons vu l'essentiel : l'Arche de Triomphe et la Tour Eiffel, le tout suivi d'une balade en vélo dans la ville et d'un repas dans un restaurant turque.

 

DSC03063.JPG

                                                             (Escaliers interminables de l'Arche de Triomphe.)

 

Nous sommes montés au sommet de l'Arche de Triomphe. Ça fait pas mal de marches, ça! Il ventait beaucoup au sommet, et le ciel était gris (apparemment, il avait fait beau toute la semaine, mais cette seule journée où j'étais à Paris, il faisait un peu moche), mais la vue demeurait assez impressionnante. On pouvait voir la Tour Eiffel au loin. Francko, le plus vieux des deux petites frères d'Arielle, s'est proposé pour me prendre en photo. J'ai été surprise par l'offre, et encore plus lorsqu'il s'est mis à en prendre plusieurs pour être sûr d'en avoir une bonne. Eh bien, moi qui est normalement trop gênée pour demander aux gens de me prendre en photo, ce n'était plus un problème! J'avais maintenant mon photographe personnel!

 

DSC03115.JPG                                                                             (Arche de Triomphe.) 

 

 

Après l'Arche, c'était la Tour Eiffel. Il commençait à faire pas mal froid, mais on est resté au même endroit assez longtemps, car nous étions intrigués par ce qui se passait. Quelques personnes étaient réunies et semblaient travailler sur quelque chose que l'on ne comprenait pas vraiment. Ils filmaient et prenaient des photos, et avaient encerclé leur espace de travail d'un ruban jaune disant ''Attention, crime écologique en cours.''

 

Finalement, je ne sais pas si vous avez vu aux nouvelles, le soir où de nombreux édifices importants dans le monde ont éteint leurs lumières à 20h30, en guise de symbole écologique. Eh bien, la Tour Eiffel en faisait partie et je me suis adonnée à être là. C'était ça, le ''crime écologique''!

 

DSC03151.JPG

                                                       (Devant la Tour Eiffel, une fois les lumières rallumées.)

 

Après, nous avons poursuivi notre chemin et sommes allés louer des vélos. Une balade en vélo dans Paris, ça sonne vraiment bien! Mais ça a été un vrai cauchemar! Je viens d'un petit village, vous savez. Et le trafic, ça me fait très peur. Et qu'est-ce qu'il y a, à Paris? Bah oui, du trafic. J'ai cru mourir au moins 15 fois. On traversait rue après rue après rue, et les frères d'Arielle ont commencé à s'énerver, car j'étais vraiment lente, et j'attendais patiemment mes lumières vertes pour traverser. À un moment donné, je me suis même arrêtée à une lumière verte car ça faisait longtemps qu'elle était verte, et je me disais qu'elle allait tourner rouge pendant que je serais au milieu de la rue. Finalement, j'aurais eu le temps de traverser et revenir plusieurs fois, mais à chaque fois, je me disais : « Oh, j'aurais eu le temps, mais LÀ, je n'irai pas, car LÀ elle va virer rouge! »

 

Lorsque finalement nous avons rendu les vélos, je tremblais comme une feuille. J'avais rarement eu si peur. « Alors Caroline, tu as aimé? » Pfffft...

 

Heureusement, le repas au restaurant turque m'a calmée un peu. On a mangé un plat qui s'appelle « Le Grec », qui consiste en un genre de pita avec de la viande et des oignons, accompagné de frites. C'était bon, mais aussi très bourrant! Je ne l'ai pas complètement fini, mais je me suis forcée pour me rendre jusqu'au point où j'en étais, car on me l'avait payé et je ne voulais pas être impolie!

 

D'ailleurs, les frères d'Arielle ont tout payé pour moi, toute la journée, ce qui est un peu gênant. Je ne savais pas s'ils faisaient ça par pure bonté ou par sentiment d'obligation, je ne savais pas trop quoi dire. Je crois que je ne les ai pas assez remerciés pour leur patience et gentillesse, d'ailleurs. Il va falloir que je remédie à ça!

 

Nous sommes rentrés vers 23h30. Je n'ai pas trop tardé à me coucher, j'étais complètement brûlée, et je me levais très tôt pour prendre le train le lendemain matin. Je me suis changée, me suis brossée les dents, j'ai vérifié auprès de la mère d'Arielle qu'elle pouvait toujours m'accompagner à la gare, puis je me suis couchée. Je me suis endormie assez vite!

 

 

DIMANCHE 1er AVRIL 2012

 

La mère d'Arielle m'a réveillée vers 5h15 am. Je me suis levée et je suis allée boire un peu de jus d'orange, accompagné d'une pomme. Je n'avais pas très faim, il était trop tôt. Et de toute façon, je ne voulais pas prendre trop de nourriture, même s'ils m'avaient clairement dit de faire comme chez moi.

 

Nous sommes partis vers 5h50. Nous sommes arrivés trop tard pour le RER (un transport en commun qui est en fait un genre de train, un metro extérieur, d'une certaine façon) de 6h04, mais nous avons pris celui de 6h19. À la station Magenta (Gare du Nord), il a fallu prendre un metro jusqu'à la station suivante : Gare de l'Est, là où je prenais mon train. On a trouvé le quai assez rapidement. Il restait un peu plus de dix minutes avant le départ. J'ai montré mon billet au contrôleur à côté de l'entrée, je lui ai posé quelques questions sur mon transfert, puis la mère d'Arielle m'a aidée à monter mes bagages. J'ai eu l'aide d'un monsieur pour monter ma valise sur le porte-bagages, puis ça a été les aurevoirs avec ma généreuse hôte, qui m'a fait promettre de l'appeler si je repassais à Paris, qu'elle pourrait m'héberger à nouveau sans problème. Elle avait été très bien accueillie quand elle était passée au Québec, elle voulait rendre la pareille aux Québécois qui passent à Paris!

 

Dans le train, j'ai pris ma place et j'ai lu un peu, avant de me rabattre un peu plus tard sur mon journal. Ce train avait trois arrêts, je descendais au deuxième. Au premier arrêt, il me restait environ une heure avant le prochain, Karlsruhe, où je devais prendre un autre train assez rapidement, en moins de 9 minutes.

 

Le temps a passé plutôt rapidement. Je n'étais étonnamment pas fatiguée, peut-être le stress me gardait-il éveillée. De toute façon, je ne voulais pas dormir, j'avais trop peur de manquer mon arrêt.

 

J'ai commencé à stresser quand j'ai vu que nous arrivions avec un peu de retard. Je n'avais déjà que 9 minutes pour changer de train, s'il fallait qu'on soit en retard en plus... Alors que le train ralentissait, j'ai demandé à un autre passager s'il savait où je devais aller pour prendre mon deuxième train. Il m'a expliqué comment y aller, et m'a dit que c'était sa direction et pouvait me montrer. Ouf! Mais il a ajouté que je devrais faire vite, je n'aurais pas beaucoup de temps. (Ouais, je sais...)

 

Une fois hors du train, l'homme a ramassé ma valise pour m'aider à aller plus vite et on a couru dans les escaliers. Lorsqu'il était à son quai, il m'a pointé vers où continuer et j'ai continué de marcher vite. C'était tout près! Quand je suis arrivée à mon quai, le train y était encore! Mais, les portes étaient fermées. Est-ce que je pouvais entrer? Je me suis plantée devant la porte, j'ai attendu... et j'ai dû regarder mon train partir sans moi.

 

À ma plus grande surprise, je n'ai pas paniqué. J'ai soupiré, puis je suis partie à la recherche d'un kiosque d'information. Quand je l'ai trouvé, j'ai expliqué (en anglais) à la dame que j'avais manqué mon transfert en raison d'un retard de la part de mon premier train. Elle m'a demandé où j'allais : Landau. Elle m'a alors dit qu'un autre train passait dans 30 minutes. Ah? J'ai demandé si je devais payer une deuxième fois : non. Eh ben! Je suis remontée sur le quai, et j'ai attendu. J'ai emprunté le cellulaire d'une gentille allemande qui attendait le même train, et j'ai appelé Eva, ma mentor (l'étudiante qui m'avait été assignée pour me guider dans mes premiers jours à Landau) et l'avertir que j'aurais un peu de retard. Elle devait venir me chercher à la gare de Landau. Elle m'a dit qu'il n'y avait pas de problème. Ensuite, avec mon cellulaire, j'ai texté ma maman pour lui faire part de ma mésaventure, mais aussi pour l'assurer qu'un autre train passait sous peu.

 

En effet, une demi-heure plus tard, un autre train passait. C'était différent du premier train que j'avais pris, ce n'était pas un TGV, et il n'y avait pas de sièges assignés, on prenait place n'importe où. C'était presque vide, alors je me suis assise et je n'ai pas pris la peine de monter ma valiser sur le porte-bagages, puisqu'il y avait de la place et que je voulais pouvoir prendre mes trucs rapidement quand j'entendrais le nom de ma station.

 

J'ai porté attention à toutes les stations, mais je n'entendais pas « Landau ». De toute façon, le trajet était censé prendre 50 minutes. Après 30 minutes de trajet, ils ont annoncé une station et j'ai réalisé que je n'avais pas porté attention. Mais ça ne faisait que 30 minutes, ça ne pouvait pas être moi. Mais alors, j'ai vu un jeune homme se lever pour descendre. Il était monté après moi et avait demandé si ce train allait à Landau, je savais donc qu'il descendait à la même station que moi. Il passait à côté de moi et je lui ai demandé si c'était Landau. Oui. AH! J'ai agrippé mes sacs en vitesse et je suis descendue en coup de vent, déboulant presque en bas du train avec tous les sacs. Une fois sur le quai, j'ai commencé à mieux placer mes sacs sur mes épaules, et c'est alors que j'ai vu une fille s'avançant vers moi avec une pancarte « Welcome to Germany Caroline! » Eva! Nous arrivions à nous reconnaître, car nous avions vu nos photos sur Facebook. (Ça fait du bien de voyager là où Facebook n'est pas bloqué, tiens!)

 

Elle m'a aidée à traîner mes valises jusqu'à sa voiture, et elle m'a conduite jusqu'à ma résidence. Elle avait les clés avec elle et elle m'a montré ma chambre. C'était bien, et pas mal grand, pour une chambre de résidence! En entrant, il y avait à ma droite un petit poteau horizontal pour accrocher les manteaux, suivi d'un garde-robe. À ma gauche, une porte menant à la petite salle de bain, suivie d'un petit espace cuisine, deux ronds de four au-dessus d'un mini-frigo, et un lavabo. Devant moi, c'était la porte de ma chambre, qui est assez grande, peut-être même trop pour les meubles qui s'y trouvent. Un lit, une petite table de chevet, un bureau, une chaise d'ordi, deux bibliothèques. Et un grand espace vide. Eva m'a donné une boîte avec un peu de nourriture, puisque les magasins sont toujours fermés le dimanche et il fallait que j'aie de quoi déjeuner le lendemain! Il y avait du pain, du fromage en tranches et à la crème, de la marmelade maison, du jus d'orange, des biscuits, des bonbons et de l'eau minérale. De quoi survivre d'ici à ce que je fasse l'épicerie, et même plus! Je l'ai remerciée, puis elle m'a dit qu'elle me laisserait défaire mes valises et passerait me chercher vers 16h pour aller manger avec son amie et l'étudiante étrangère dont cette dernière était responsable, une américaine du nom de Zoe.

 

Il était environ midi, j'ai donc défait mes valises, ce qui n'était pas très long. Ensuite, j'ai essayé de lire un peu, mais toute la fatigue des derniers journées frappait enfin, et j'ai fait une sieste d'une heure et demie. À 15h30, je me suis levée et je me suis préparée, puis j'ai rejoint les autres en bas. Il y avait Eva et son amie, Sarah. Zoe était un peu retard. Puisqu'elle avait été malade dans l'avion et ne se sentait pas très bien à son arrivée plus tôt dans la journée, on savait qu'elle avait certainement fait une sieste. On se demandait si elle avait passé tout droit, mais elle est finalement apparue en bas à 16h15. Nous sommes passées chercher un autre de leurs amis, puis nous sommes allés au restaurant Lemon. Le menu était évidemment en allemand, Zoe et moi avons donc eu besoin d'aide pour choisir et commander. J'ai pris des pâtes aux champignons, avec un thé glacé vraiment très beaucoup beaucoup sucré. (Petit buzz de sucre en vue!) L'ami des deux mentors ne parlait pas beaucoup, et j'en ai déduit qu'il ne parlait pas anglais, mais Eva et Sarah m'ont plus tard dit que c'était plutôt de la timidité.

 

Après le repas, le garçon est rentré chez lui, et les deux filles nous ont ramenées à la résidence. Le lendemain matin, Eva viendrait nous chercher, Zoe et moi, à 9h30 pour nous emmener à notre journée d'introduction, et Sarah viendrait nous chercher à l'université en après-midi pour nous conduire à notre rendez-vous avec le coordinateur du département d'anglais. J'ai donc passé le reste de la soirée dans ma chambre, à lire un peu, travailler sur mon blog, puis dormir.

 

 

À suivre...

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