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La Grande Fugue

7-10 mai: Une autre semaine de cours (ou pas...)

31 Juillet 2012 , Rédigé par la-grande-fugue

 

Notes : Pendant plusieurs semaines, je n'ai pas pris en notes ce qui s'est passé, et cet article (un peu comme le dernier) est donc plus court. Veuillez m'en excuser. MAIS, ça demeure une simple semaine à Landau, rien de monumnetal ne s'y est produit, donc je ne crois pas que grand chose ait été perdu. Le prochain article devrait être bien mieux fourni.

 

Sur ce, bonne lecture!

 

Et pour le répertoire des noms, cliquez ici.

 

 

LUNDI 7 MAI 2012

 

Les lundis, j'ai normalement un cours d'Introduction à la littérature allemande à 14h, mais ce lundi-là, c'était annulé. Ça aurait été bien que je l'apprenne avant de m'y être rendue, par contre... Je me suis retrouvée face à une classe vide (bon, pas qu'elle soit normalement pleine, avec seulement une prof et deux étudiants), et je n'étais pas tout à fait d'avance... C'était louche. J'ai levé mon courrier sur mon iPhone (heureusement qu'il y avait le wifi dans ce building, malgré sa location éloignée du reste du campus), et j'ai vu que la prof nous avait écrit la veille au soir pour nous avertir que le cours était annulé. Eeeeh ben. J'avais pas vu ça...

 

Je suis donc revenue chez moi. J'ai parlé à Serdar sur facebook. Il s'avère qu'il ne s'était pas rendu au cours, non pas parce qu'il avait vu l'email, mais parce qu'il feelait pas fort. Eh ben, dans un sens, il avait bien fait de ne pas se présenter, l'effort aurait été inutile, surtout dans son état.

 

J'avais donc mon reste d'après-midi de libre, avant de devoir aller à mon cours d'allemand à 18h. J'ai bretté...

 

Le cours d'allemand débutant s'est bien déroulé, comme d'habitude. C'était assez facile. Le cours d'allemand intermédiaire juste après s'est mal passé, comme d'habitude. C'était dur.

 

Bref, après une heure et demie à me sentir complètement pourrie, à ne rien comprendre et à me mériter les « I know it's hard for you... » de la prof, je suis encore sortie de là en pleurant. Certains bienveillants comme Denis ont tenté de me remonter le moral, mais j'avais juste envie de bougonner un peu, le temps que ça passe.

 

C'est pourtant ce moment qu'a choisi Pavel pour venir me parler.

 

Pavel, c'est un étudiant au doctorat, originaire de République Tchèque. Il parle allemand comme si de rien n'était et, en fait, je ne sais même pas ce qu'il fait dans le cours intermédiaire. Parler avec lui est toujours difficile, car il parle très peu anglais, et je ne parle tout simplement pas allemand. Alors quand il m'a interpelée, je me suis dit que j'allais encore me mériter un mal de tête à essayer de le comprendre et que j'allais simplement me retrouver encore plus déprimée parce que je suis trop pourrie pour parler avec lui. Ah, misère...

 

Mais ce qui s'est plutôt produit, c'est qu'il s'est approché de moi (pendant que je retenais encore mes larmes, en grosse moumoune que je suis), et dans son anglais un peu mâché, m'a dit : « Caroline, your German is getting better and better. Have you been practicing? »

 

Je n'ai même pas pu répondre, trop occupée que j'étais à retenir les petites larmes, non plus tristes, mais simplement émues.

 

La vie, des fois...

 

Bref, j'ai quand même un peu bougonné en attendant que le motton passe, mais heureusement, ça a passé. C'était la dernière soirée du Maimarkt, et il y aurait des feux d'artifice en soirée. Nous nous sommes donc tous retrouvés à la foire, et un peu avant 22h, nous nous sommes dirigés vers le campus afin de monter sur le toit d'un building pour avoir la meilleure vue. Apparemment, c'est interdit. Mais visiblement, tout le monde le fait quand même!

 

Les feux d'artifice étaient vraiment bien, et notre emplacement était effectivement plutôt stratégique! J'ai pris plein de photos. Pas une maudite de bonne.

 

Après les feux, nous somme redescendus, et sommes retournés sur le site de la foire, pour la dernière fois. Nous avions faim, mais il était plutôt difficile de se trouver à manger, tous les kiosques à nourriture épuisaient leurs restants, le choix était donc beaucoup plus restreint, et dès qu'il n'y avait plus rien... eh ben, il n'y avait plus rien! J'aurais voulu essayer les crêpes au marzipan, mais malheureusement, il ne restait plus que du nougat et de la confiture comme garnitures. Bon, c'est pas bien grave, ma crêpe au nougat était bonne pareil!

 

Lorsque tout était pas mal en train de fermer, Serdar, Denis, Sie Yung et moi nous sommes retrouvés à marcher ensemble vers les résidences. Serdar nous avais invités à aller jouer aux cartes chez lui. Quelques-uns d'entre nous avions encore faim, mais il n'y avait définitivement plus rien à manger au maimarkt, et les restaurants ferment tôt, à Landau (ou en tout cas, plus tôt que minuit...). Les petits restos de kebab, par contre, restent ouverts tard. C'est ainsi que Denis et Serdar sont allés chercher des döners, pendant que Sie Yung et moi allions les attendre aux résidences. Nous sommes montées dans ma chambre, et Sie Yung est allée chercher le linge qu'elle avait laissé dans les laveuses du sous-sol lors de son dernier passage, puis nous nous sommes échangé des films sur nos ordinateurs, en attendant que les hommes reviennent.

 

Une fois les hommes et la nourriture arrivés, nous sommes descendus à l'appartement de Serdar. Nous avons alors constaté que son colocataire était là, et probablement couché. Serdar croyait qu'il serait chez sa blonde et que ne pourrions donc faire autant de bruit que nous le voulions... Oops..

 

Nous avons tenté de jouer sans trop faire de bruit. Mais avec la voix forte de Serdar, pas de chance! Le lendemain, Serdar nous a avoué que son coloc, bien que pas vraiment fâché en tant que tel, l'avait averti qu'il n'avait pas pu dormir à cause de nous. Il allait falloir faire attention, à l'avenir!

 

Bref, ce soir-là, nous avons joué jusqu'à pas mal tard, tout en mangeant des döner box (plein de gras et de friture, hmmm!).

 

 

MARDI 8 MAI 2012

 

Comme d'habitude, n'ayant pas de cours les mardis matin, je me suis levée tard. Je n'avais un cours qu'à 16h15, alors j'ai travaillé sur la newsletter des alumni pour AIESEC tout l'après-midi et je l'ai envoyée. Puis, je me suis dirigée vers mon cours d'American Literature.

 

Je me suis retrouvée face à une classe vide. Quoi, encore!? Mais cette fois, je n'étais pas seule, Baker était là aussi. Nous étions les deux seuls étudiants étrangers du cours, donc les deux seuls à se trouver hors des communications prof-élèves en raison de nos inscriptions un peu non officielles aux cours. Nous étions tous deux confus, mais Baker m'a dit que nous devrions aller demander au secrétariat, ils sauraient nous dire s'il y avait un cours ou non.

 

Le secrétariat était fermé. Ah ben oui, pratique!

 

Nous avons alors croisé Katariina, que j'avais croisée dans le building un peu plus tôt. Son cours était annulé aussi, la classe était vide. Il ne semblait n'y avoir personne dans le département. Que se passait-il? Le jour férié, c'était la semaine dernière, pourtant!

 

C'est un mystère que nous n'avons jamais résolu.

 

 

MERCREDI 9 MAI 2012

 

J'avais un cours de Graphic Novels à 8h15 le matin, qui a bel et bien eu lieu. Mon cours de Poésie de 10h15 a toutefois été annulé. Par chance, cette fois, une fille de mon cours de Graphic Novels qui suit aussi le cours de Poésie m'a avertie, je n'ai pas eu à faire face une fois de plus à une classe vide!

 

C'était donc le 3e cours annulé dans la semaine. C'était... pas trop forçant, comme semaine, mettons!

 

N'ayant rien à manger chez moi, j'ai demandé à Serdar sur facebook s'il comptait aller manger à la cafétéria (qui s'appelle « mensa » ici, car « cafeteria » réfère au petit café juste à côté). Il m'a dit que oui, j'y suis donc allée avec lui. Nous étions d'abord seuls, mais avons vite été rejoints par Veera et plusieurs autres. Veera se demandait où pouvait bien être Denis, lui qui était toujours là avec eux pour la « mensa ». Je n'en avais aucune idée, mais puisqu'il partait dans quelques heures pour une conférence de quelques jours à Berlin, je me disais qu'il était probablement en train de faire ses valises. Pauvre Veera n'aurait pas de café gratuit dans le bureau de Denis aujourd'hui!

 

Je suis allée à la bibliothèque brièvement (pour aller chercher ma carte de membre, que j'étais censée être allée chercher des semaines plus tôt), puis j'ai vu que Denis et Sie Yung étaient en train de manger à la mensa, je les ai donc rejoint. Le mystère a été résolu : Denis s'était réveillé en retard et était donc à la course avant de prendre son train. Après son dîner, je l'ai aidé à ramasser ses affaires dans son bureau, et je l'ai accompagné à la gare de train. Il serait de retour samedi.

 

En soirée, il y avait une activité de « Speed dating » pour les étudiants allemands et étrangers. Le concept en tant que tel était de se trouver un partenaire de langues en suivant le modèle du speed dating, mais plusieurs d'entre nous étaient là principalement pour rencontrer du monde (et aussi parce que les organisateurs avaient peur que trop peu d'étudiants étrangers participent et nous ont donc encouragés à venir, peu importe les raisons). Je ne savais pas trop pourquoi j'étais là en fait, mais j'étais là. J'ai rencontré plein de monde intéressant, et récolleté plein d'adresses email et numéros de téléphone. (Il me serait bien difficile par après d'associer les noms avec les visages..) J'étais pas mal populaire, car beaucoup d'étudiants à Landau étudient le français (il y a un département de français à l'université), alors ils voulaient pratiquer leur français avec moi. Une fille m'a aussi proposé de me donner son vieux vélo quand je lui ai dit que c'était épuisant de toujours marcher partout, mais je n'ai jamais réussi à la contacter par après (je n'ai jamais su quelle adresse email était la sienne, alors j'ai écrit à tout le monde pour demander qui m'avait parlé du vélo, mais je n'ai pas eu de réponse).

 

Par après, juste une fille me recontacterait avec l'envie de me rencontrer à nouveau pour pratiquer son français. Une certaine Caroline, ironiquement!

 

 

JEUDI 10 MAI 2012

 

Je ne sais plus vraiment ce qui s'est passé cette journée-là. Je n'ai jamais de cours le jeudi, j'ai donc probablement fait la grasse matinée, puis passé la majeure partie de la journée devant mon ordinateur. J'ai sûrement vu du monde, mais je ne sais plus qui, ni pourquoi ni où. J'imagine que ce n'était pas trop marquant, alors! :P

 

 

À suivre....

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