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La Grande Fugue

8-11 juillet - Xi'an et retour au Canada

10 Avril 2012 , Rédigé par la-grande-fugue

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VENDREDI 8 JUILLET 2011

 

Nous sommes arrivés à Xi'an en fin d'avant-midi. La nuit avait été terrible. J'étais persuadée de pouvoir dormir dans toutes conditions, mais visiblement pas celles-là. Les sièges étaient beaucoup trop droits, il n'y avait pas d'appui-bras, ni quoi que ce soit pour s'appuyer et dormir. La fenêtre était la seule place vivable, et je l'avais cédée à Maude à un certain point pour la laisser dormir à son tour. Finalement, elle ne dormait pas davantage, et m'a redonné la place, puisque moi au moins elle me permettait de dormir. Je suis donc choyée, car j'ai dormi. La plupart d'entre nous n'ont pas eu ce luxe. Fred, à un moment donné dans la nuit, en avait assez de ne pas dormir, et s'est couché sur le plancher. Il en était à ce point-là dans son désespoir. Lorsqu'il s'est levé quelques heures plus tard, Amélie a pris sa place à nos pieds, sous la petite table. C'était sale, mais le plancher leur a permis de dormir, au moins.

 

Quand on est arrivé, on était tous fatigués, et on se tapait sur les nerfs. On manquait sérieusement de sommeil. Il fallait trouver un moyen de se rendre à l'hôtel avec tous nos bagages, et on s'est fait proposer un transport en mini-bus, mais il fallait d'abord attendre que Maude revienne des toilettes, ce qui s'est avéré long. Le groupe commençait à s'énerver, mais je savais que ce n'était pas dans ses habitudes de prendre tant de temps, j'étais donc un peu inquiète de ne pas la voir revenir. C'était vrai que les toilettes n'étaient sûrement pas très près et qu'elle avait dû partir à leur recherche, mais ça devenait particulièrement long.

 

Finalement, quand Maude est revenue, nous avons su qu'elle avait dû marcher longtemps pour finalement trouver des toilettes dans un KFC, et qu'il y avait tellement de monde, elle avait hésité entre rester dans la queue et nous faire attendre, ou revenir et nous faire attendre plus tard lors d'une autre pause-pipi dans le futur proche. Elle a décidé de faire la queue tout de suite, afin qu'on puisse entreprendre la route vers l'auberge sans interruption par la suite. C'était une bonne idée, mais pendant ce temps, nous avions malheureusement perdu de vue l'homme qui nous avait proposé de nous emmener en mini-bus, et nous avons eu beau le chercher, c'était peine perdue. En plus, avec nos valises ultra lourdes à traîner et le gros soleil qui nous tapait dessus, la tension montait de plus en plus dans le groupe. Nous nous en sommes remis aux taxis, il nous en a fallu trois, avec tous nos bagages. J'étais avec Kristina et quelques valises pêle-mêle, pas nécessairement les nôtres.

 

Notre taxi nous a laissé à un coin de rue quelconque. Ne connaissant pas la ville, on se disait qu'on devait être devant notre auberge, mais en regardant autour, nous ne la voyions pas. Nous avons demandé notre chemin, puis, de peine et de misère, nous sommes dirigées vers la direction qui nous avait été pointée par une vieille dame. J'avais ma valise à roulettes, mon sac à dos (qui pesait très, très lourd sur mes épaules, avec tous les petits souvenirs qui s'étaient rajoutés depuis mon départ du Canada), et le sac d'Amélie, bien qu'elle n'était pas à la même auberge que nous, car Maude était chargée de ramener ce sac de souvenirs au Canada pendant qu'Amélie poursuivrait son voyage en Thaïlande, après nos quelques jours à Xi'an. Le sac s'était toutefois retrouvé dans notre taxi, et Kristina avait déjà les mains pleines de sacs divers. J'ai donc déposé ce sac sur le dessus de ma valise, en me disant que ça se traînerait bien, avec les roulettes de ma valise. Mais j'ai vite compris que Maude ne jouait pas la comédie quand elle disait que ce sac, malgré sa petite taille, pesait des tonnes. Ma valise était lourde, mais avec ses roulettes, se traînait bien. Mais avec le sac par-dessus, rien n'allait plus. Je devais toujours changer de mains, et des ampoules commençaient déjà à se former après quelques minutes. Et l'auberge? Toujours hors de vue. (Mais pourquoi le taxi ne nous avait-il pas laissé devant!?)

 

Une fois au coin de rue suivant, nous avons demandé notre chemin à nouveau, et nous avons compris qu'il fallait simplement tourner ce coin, et l'auberge était au bout, juste avant de traverser la muraille. Ce n'était pas loin. Mais avec nos bagages, ça l'était! On s'est rendu, de peine et de misère. Et surtout toutes en sueur! En fait, le taxi nous avait laissé à quelques pas seulement de l'auberge. Mais avec nos bagages, c'était comme traverser un monde!

 

La première chose qu'on apprend, c'est qu'il n'y a pas d'ascenseur. ( AAAAH!) La deuxième, c'est qu'on peut laisser les bagages inutiles dans une pièce verrouillée au rez-de-chaussée. (Ouf! Heureusement, j'avais tout mis ce dont j'aurais besoin à Xi'an dans mon sac à dos, donc pas besoin de la valise!) Après le check-in, nous avons donc pu monter à nos chambres, libres de nos grosses valises. Nous avions une chambre pour nous huit : Fred, Dominique, Elodie, Camille, Kristina, Vincent, Maude et moi. À notre arrivée, Elodie et Camille avaient déjà laissé leurs sacs, mais n'étaient pas là. Elles n'avaient pas voulu prendre le train et avaient plutôt pris un avion ce matin-là de Changsha à Xi'an. Elles avaient donc pu dormir dans leurs lits à Changsha, puis prendre un avion le matin et, pas loin d'une heure plus tard, atterrir à Xi'an... Pendant que nous, on passait au travers de 18 heures de train! Elles étaient arrivées en début de journée, et étaient donc à quelque part en train de visiter. On leur avait donné rendez-vous à 18h, ce qui était encore dans quelques heures. Nous avons mangé un repas rapidement au restaurant de l'auberge (riz au fruits de mer et un délicieux milkshake aux bananes pour moi), puis nous nous sommes tous couchés. Quand les deux filles sont arrivées, on ronflait tous bien dur. Elles étaient outrées que nous n'ayons pas saisi l'opportunité de visiter un peu avant l'heure de notre rendez-vous, mais elles n'avaient pas connu l'enfer que nous avions traversé dans ce train! Le sommeil était à ce point un besoin viscéral!

 

Une partie du groupe est resté afin d'attendre Karine, qui avait pris l'avion un peu plus tard dans la journée et nous rejoignait donc en soirée, mais Camille, Maude, Elodie et moi voulions faire quelque chose ensemble en soirée. Malheureusement, il n'y a pas grande chose à faire le soir, mais il y avait un spectacle de jets d'eau qui semblait intéressant. Nous avions l'intention d'y aller après avoir soupé. Malheureusement, notre pizza au restaurant de l'auberge a pris trop de temps à être préparée, et lorsque nous avons terminé de manger, il était trop tard pour aller voir le spectacle de jets d'eau. Rendu là, il ne restait vraiment plus rien à faire, à part marcher un peu dans la ville, ce que nous avons fait! Nous ne sommes toutefois pas allées bien loin. Nous avons vu la Drum Tower, que Camille et Elodie avaient vu de jour et qui se trouvait tout près de l'auberge. Nous avons pris quelques photos, mais de soir, il n'y avait pas grand chose à voir. Le reste attendrait à demain!

 

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Lorsque Karine est arrivée, elle n'avait pas de réservation, mais il y avait par chance une place dans la chambre à côté de la nôtre. Tout le monde était donc installé pour la nuit!

 

 

SAMEDI 9 JUILLET 2011

 

Notre groupe s'était divisé pour la journée. La première moitié allait grimper une montagne, pendant que le reste d'entre nous (Camille, Élodie, Maude et moi) visitions un peu la ville. Nous avons d'abord visité la mosquée de Xi'an. Nous avons dû payer le plein prix, car la dame à l'entrée n'a pas voulu croire que nous étions étudiantes. Nous n'avions malheureusement plus nos cartes de l'Université du Hunan, nous les avions remises avant notre départ, mais nous montrions nos cartes de l'Université Laval avec notre lettre d'acceptation à l'Université du Hunan, mais ça ne marchait pas. Flute!

 

Il était assez particulier de visiter un tel endroit en Chine, et d'entendre de jeunes enfants réciter le Coran pendant notre visite. Puisque l'endroit était encore utilisé, et pas seulement réservé à la visite touristique, il y avait des endroits auxquels nous ne pouvions pas accéder, comme la salle de prière ou la salle des bains. Tout était vraiment très joli, et aussi très différent de ce que nous avions visiter jusqu'alors. Nous avons rencontré un monsieur, je crois qu'il travaillait là, bien que je ne sais pas quel était son titre. Il nous a beaucoup impressionné, car il parlait beaucoup de langues. Il nous a d'abord parlé un peu en anglais, puis en français quand il a su que c'était notre langue maternelle. Évidemment, il connaissait le mandarin, et avait aussi certaines connaissances de l'arabe, je crois. Je me demande s'il ne connaissait pas aussi un peu l'espagnol.. Bref, plein de langues!

 

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Nous sommes restées là un bon moment, et avons pris beaucoup de photos. Puis, nous avons magasiné un peu auprès des marchands à la sortie de la mosquée. J'ai acheté quelques cartes postales, mais sinon je n'ai pas acheté grand chose. Elodie et Maude se sont acheté un jeu de Mah Jong, vraiment authentique, fait tout en bamboo, vraiment très beau! Elles ont réussi à le marchander à un prix incroyablement bas, c'était tout un exploit! Elles ont réussi à l'avoir à 160 yuan, si je me souviens bien, alors que la moyenne des prix demandés est de 300 yuan en montant.

 

Ensuite, on s'est promenées. On a visité un temple taoiste qui semblait ouvert à tous (surprenant, d'habitude il faut toujours payer!) et nous avons vu quelques parties de la ville que nous n'avions pas encore vues. Puis, plus tard en après-midi, nous avons décidé de nous séparer, puisque Maude et moi avions envie de voir certaines choses que Camille et Elodie avaient déjà vu la veille pendant que nous étions dans le train. Maude et moi avons donc pris un genre de ''taxi'', mais qui consistait plutôt en un scooter avec un banc pour deux personnes à l'arrière. Il nous a emmené au temple taoiste que les deux filles avaient visité la veille. Celui-là, il fallait payer, mais ce n'était pas bien cher.

 

Nous nous sommes donc promenées à l'intérieur du temple. Comme toujours, c'était très joli, et bien qu'on pouvait voir des similarités avec les temples bouddhistes que nous avions visités par le passé, on voyait les petites touches taoistes.

 

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Ensuite, nous sommes rentrées à l'auberge, mais en passant par la muraille, qui encadre une partie de la ville. Les filles nous avaient dit qu'il y avait la possibilité de louer un vélo pour se déplacer sur la muraille, mais lorsque nous nous sommes renseignées, les employés de la location de vélo nous ont dit qu'il fallait rapporter le vélo au même point, on ne pouvait pas le laisser à une autre sortie. Nous ne voulions pas faire un tour complet, nous voulions nous rendre du point A (où nous étions) au point B (pas loin de l'auberge). Nous avons donc marché. Ce n'était pas bien long de toute façon.

 

Sur la muraille, nous avions une belle vue sur la ville, mais ça ne s'est pas avéré aussi impressionnant que nous ne l'aurions cru. Xi'an n'est pas vraiment une BELLE ville. C'est une ville très intéressante, où il y a plein de choses à faire, mais elle n'est pas BELLE. Elle a un look un peu industriel, pas particulièrement joli. Nous avions vu d'autres villes beaucoup plus jolies par le passé, mais souvent ces villes étaient moins intéressantes du point de vue visites et choses à faire. C'était souvent un ou l'autre.

 

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Une fois à l'auberge, nous avons attendu que les autres reviennent de leur montagne. Lorsqu'ils sont revenus, ils étaient loin du groupe enjoué et plein d'énergie que nous attendions. Apparemment, ça s'était avéré beaucoup moins amusant que prévu. Ils s'étaient trompé de chemin à un moment donné dans la montée, et s'étaient retrouvés sur un mauvais sentier, qui était terriblement à pic et dangereux. Plusieurs d'entre eux avaient eu terriblement peur et s'accrochaient au fait que, une fois en haut, ils pourraient prendre le téléphérique pour descendre. Malheureusement, puisqu'ils étaient sur le mauvais sentier, lorsqu'ils sont arrivés en haut... il n'y avait pas de téléphérique. Le téléphérique était ailleurs, inaccessible. Ils devaient tout redescendre à pieds. Découragement.

 

Ils étaient donc exténués, et en plus ils n'avaient pas mangé de la journée. Ils se sont donc dirigés de peine et de misère jusqu'au restaurant et ont mangé pour regagner des forces.

 

Je crois bien que c'est aussi ce soir-là que nous avons rencontré un autre groupe de québécois à notre auberge. Ça a commencé avec moi, qui est descendue à la salle commune (un genre de salon) avec mon ordinateur pour aller sur internet (qui n'a d'ailleurs pas marché, mais je n'ai su qu'à mon retour au Canada que c'était parce que la détection de réseaux sans-fil était désactivée sur mon ordi). En descendant les escaliers, j'ai entendu un groupe parler français, et clairement un français québécois. C'était une gang de gars, donc ils disaient des niaiseries, confiants que personne ne les comprenait. Mais éventuellement ils ont vu mon chandail de l'Université Laval, et j'ai senti un petit malaise se créer, alors que je m'installais avec mon ordinateur, sans vraiment leur porter attention.

 

Plus tard, ils ont rencontré le reste de notre groupe au restaurant de l'auberge, et nous avons su qu'ils étaient des étudiants en médecine, et qu'ils étaient en stage en Chine. La première partie du stage était dans une ville dont je ne me souviens plus le nom (mais c'était une grande ville industrielle, ça je me souviens qu'ils s'en plaignaient), et ils allaient bientôt poursuivre leur stage à Guilin (les chanceux, ça c'est beau!)

 

Camille a réalisé que ces apprenti-médecins connaissaient une de ces amies, ce qui était déjà surprenant. Mais de plus, le chum de cette amie était comme eux en stage de médecine en Chine, mais se trouvait simplement en voyage ailleurs dans le pays à ce moment-là. Quelle coincidence! Elle se voyait déjà raconter tout ça à son amie à l'aéroport de Québec!

 

Nous avons ensuite planifié notre journée du lendemain. Tout le monde irait voir les soldats de terre cuite, mais on se séparerait encore, car la moitié voulait y aller avec la visite guidée offerte par l'auberge, et l'autre voulait se débrouiller par leurs propres moyens. Camille, Élodie, Maude, Fred et moi (le groupe d'inséparables!) avons donc pris la visite guidée, et les autres iraient en taxi. Demain serait donc le clou de notre passage à Xi'an, puisque notre but principal en venant ici était bien sûr de voir les soldats de terre cuite!

 

 

DIMANCHE 10 JUILLET 2011

 

Il fallait se lever tôt, ce matin-là, pour ne pas rater le départ de la visite guidée. Nous avions un déjeuner inclus au restaurant de l'auberge dans le forfait de la visite. Tel qu'on nous l'avait conseillé, nous l'avions commandé la veille afin d'être sûrs de ne pas attendre trop longtemps ce matin-là. Puisqu'ils avaient déjà nos commandes, ça a effectivement été assez rapide.

 

Puis, nous avons attendu à l'entrée que le bus se présente. Lorsqu'il est arrivé et que nous sommes montés, nous nous sommes demandés pourquoi la guide n'y était pas, mais nous avons plus tard compris que c'était une visite incluant plusieurs hôtels et auberges, et qu'il y avait donc deux autobus. La guide se déplaçait donc d'un à l'autre aux arrêts pour distribuer l'information nécessaire pour la visite.

 

J'ai toujours eu du mal avec les visites guidées, car je suis incapable de porter attention à ce que la guide dit. Je me dis toujours ''Oh, visite guidée! C'est bien, on va avoir plein d'informations sur le contexte et l'historique!'' Mais... bon. Je suis toujours trop dans la lune. J'ai toutefois pas trop mal compris quand elle a expliqué qu'il y avait trois tombeaux différents à visiter. Le dernier que nous visiterions, le 2, était le plus impressionnant! Nous les visiterions donc dans l'ordre 1, 3, 2. Le reste des explications s'est un peu perdu dans ma tête (ou plutôt n'importe où, sauf dans ma tête).

 

Le premier tombeau que nous avons vu était impressionnant, certes, mais il n'y avait pas beaucoup de soldats, plutôt des morceaux un peu partout. C'était le moins impressionnant justement parce qu'ils n'avaient trouvé que des morceaux pêle-mêle, difficiles à reconstituer, si j'ai bien compris. Il y avait toutefois des petits panneaux explicatifs, que j'ai pris soin de lire, faute d'écouter la guide. Il y avait aussi, dans des cages de verre, un modèle de chacun des cinq principaux types de soldats de terre cuite : L'archer debout, l'archer à genou, le cavalier, l'officier, le général.

 

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Le tombeau numéro trois présentait davantage de soldats complets, ainsi que des chevaux de terre cuite. Ce n'est toutefois que le deux qui offrait une véritable armée! Des rangées et des rangées de soldats et de chevaux. Ça, c'était vraiment très impressionnant! Mais probablement pas aussi impressionnant que ceux qui parvenaient à prendre de belles photos de l'endroit. Avec la foule de gens, il y avait toujours un touriste quelconque sur nos photos. Pas évident!

 

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Après la visite, nous sommes évidemment passés par la boutique (les guides doivent toujours faire ça!) Puis, nous sommes allés manger. Nous devions manger en groupe, mais Maude, Camille et Elodie ont décidé d'aller se chercher à manger elles-même et de nous rejoindre au restaurant, car elles craignaient une arnaque, qu'on se fasse emmener dans un resto qui nous ferait payer ultra-cher pour pas grand chose. Fred et moi avons toutefois décidé de suivre le groupe. Le resto s'est avéré assez bien, et le menu n'était pas trop dénaturé pour plaire aux touristes, il y avait quand même des plats typiques. La plupart des touristes de notre groupe commençaient à peine leur voyage alors, Fred et moi, puisque nous étions en Chine depuis deux mois, nous sommes transformés en professeurs et avons enseigné à ceux de notre table comment tenir les baguettes, comment se servir, et leur avons aussi expliqué certaines coutumes, les règles de politesse, etc. Moment de gloire!

 

Ensuite, après le repas, il ne restait plus qu'à visiter le tombeau de l'empereur Qin, qui était plus loin sur un autre site. C'était.. pas très impressionnant. On descendait de l'autobus, on prenait des photos d'une roche (parce qu'on n'avait pas payé pour aller visiter le reste plus loin), et on revenait dans l'autobus! Que d'aventures!

 

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Une fois de retour à l'auberge, Maude et moi sommes parties à la recherche de la petite pagode, puisque Camille et Élodie l'avaient visitée la première journée et ça semblait très joli. Toutefois, même en prenant un taxi, nous sommes arrivées trop tard pour visiter. Elle devait fermer dans une demi-heure, mais ils ne laissaient plus de touristes entrer. Flute!

 

Nous avons donc couru jusqu'à la grande pagode, puisque le spectacle de jets d'eau commençait dans moins de quinze minutes. Il y en avait un autre plus tard, mais puisque nous n'avions pas la chance de visiter la petite pagode d'ici là, nous voulions voir cette représentation!

 

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Nous sommes arrivées juste à temps, le spectacle commençait juste comme nous traversions la rue! Nous avons pris place dans la marre de touristes et avons regardé. C'était effectivement très joli à regarder, mais j'imagine que ça avait été encore plus beau pour Camille et Elodie, qui l'avaient vu par un jour de ciel bleu, alors que pour nous, le ciel était gris. Lorsque le spectacle s'est terminé, nous avons fait le tour de la pagode pour aller la visiter. J'ai fait quelques achats de souvenirs en passant, dont quelques porte-clés des soldats de terre cuites (pas question d'acheter ça à la boutique souvenirs de l'endroit même, c'était beaucoup trop cher!)

 

Nous avons payé pour entrer dans le parc de la pagode, mais pour visiter la pagode même, il fallait payer une deuxième fois. Nous avons donc laissé tomber et nous sommes contentées du jardin, qui était tout de même très joli. De toute façon, on nous avait dit que l'intérieur de la grande pagode n'était pas à se rouler par terre.

 

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Lorsque nous sommes rentrées, il était temps pour notre dernier souper en Chine, et nous sommes donc tous partis à la recherche d'un restaurant. Nous avons cherché longtemps et, en cours de route, certains d'entre nous ont laissé tomber et sont rentrés manger à l'auberge. Nous avons finalement trouvé un resto, et commander s'est avéré compliqué, car c'était un resto de Hotpot et nous ne le savions pas. Nous avons donc commandé deux pots de bouillon de Hotpot ainsi que des trucs à mettre dedans. Finalement, j'aurais enfin l'occasion d'y goûter!

 

Ce dernier repas s'est toutefois révélé pas mal tendu. Tout le monde était fatigué et affamé depuis trop longtemps, les piques se lançaient et tout le monde se tombait sur les nerfs. Moi-même, j'étais pas mal amorphe, mais voyant la tournure que le repas prenait, j'ai tenté d'arborer un air plus enjoué pour alléger l'ambiance. (Je ne sais pas si ça a vraiment paru, par contre.) Le Hotpot, au moins, était absolument délicieux. Ça en valait la peine!

 

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En sortant du restaurant, Fred, Elodie, Dominique et moi avons spontanément décidé d'aller magasiner une dernière fois! Nous avons donc de nouveau voyagé sur les vélos-scooters-taxis, qui nous ont emmené pas loin de la mosquée, où tous les marchands se regroupent. Toutefois, il se faisait tard et il y avait beaucoup moins de marchands. Ceux qui étaient toujours là se sont avérés très peu ouverts au marchandage. Ils voulaient aller se coucher, ils en avaient assez. Hm.

 

Nous avons finalement trouvé une rue où il y avait encore beaucoup de marchands. J'ai acheté quelques souvenirs. Si j'avais voulu acheter un kit de thé, j'aurais pu en avoir un pour un prix ridicule, car la dame qui les vendait voulait aller dormir et a donc offert son prix le plus bas. Malheureusement, même à ce prix ridiculement bas, je ne voyais pas comment ramener un set de thé (mes bagages étaient déjà tellement pleins!), ni ce que j'en ferais. J'ai donc laissé tomber.

 

J'ai finalement eu ma grenouille en bois. Ça, c'était le running gag tout au long du voyage. Ça a commencé avec Fred qui riait des marchands qui vendaient les petites grenouilles en bois qui faisaient du bruit quand on passait un bâton sur leur dos bossé. Mais avec le temps, Fred en est devenu obsédé et en a fait sa mission d'en acheter une. Plusieurs l'ont suivi et en ont acheté une aussi, se regroupant un jour pour faire un ''concert'' de grenouilles au sommet d'une montagne. (Rien de moins!) La photo de ce moment est mémorable. (Mais je ne l'ai malheureusement pas en ma possession..)

 

Alors en cette dernière soirée à Xi'an, je n'étais pas la seule à vouloir une grenouille aussi, en guise de symbole de toutes les niaiseries qui s'étaient dites et faites pendant le voyage. Fred a marchandé un bon prix pour les 6 ou 7 grenouilles de différentes tailles, et nous lui avons repayé notre partie ensuite.

 

Vers la fin de notre magasinage, j'ai réalisé qu'il me manquait un cadeau pour ma mère, et j'avais vu des thermos de café avec ''Chine'' écrit dessus au Starbucks. J'ai donc demandé aux autres s'ils voulaient faire un tour au Starbucks avant de rentrer. Ils étaient d'accord, et nous avons donc fait un petit détour. À notre arrivée, tout semblait fermé, mais la porte était ouverte. Nous sommes entrés et avons commencé à regarder les tasses. Une employée nous a vus et nous a fait signe que c'était fermé, mais Fred, sortant son air le plus innocent, a expliqué que nous ne voulions que les tasses. Puisque cela n'impliquait pas d'utiliser les machines à café maintenant fermées pour la nuit, les employés ont accepté de nous vendre des tasses. Nous avons donc été deux à s'en acheter. SUCCESS.

 

Le reste de la soirée a été dédié à terminer de faire nos bagages, puis à ne pas se coucher trop tard, car nous prenions l'avion pour Beijing le lendemain matin.

 

 

LUNDI 11 JUILLET 2011

 

Ce matin-là, nous nous sommes levés tôt. Nous avons déjeuné, rassemblé nos affaires, effectué le check-out, etc. Une partie de notre groupe était parti plus tôt. C'étaient ceux qui ne rentraient pas tout de suite au Canada, ils passaient par Chengdu et leur transport (je ne sais plus si c'était le train ou l'avion) partait très tôt le matin.

 

Nous voulions prendre la navette jusqu'à l'aéroport, c'était bien moins cher que le taxi. Nous avons donc marché de peine et de misère jusqu'au point de rencontre pour la navette. Avec nos bagages, c'était pénible! Il y avait vraiment beaucoup de monde au point de rencontre, et lorsque l'autobus est arrivé, il s'est rempli en un clin d'oeil et est reparti. Sans nous. Nous avons tenté de nous renseigner auprès des dames qui travaillaient pour le service de navette, mais elles ne nous comprenaient pas vraiment, nous n'étions donc pas vraiment avancés. Attendre la prochaine navette était un risque, car si on la manquait aussi pour une quelconque raison, on manquait notre avion. On a donc décidé de tout de suite se tourner vers les taxis. Il nous en a fallu trois. Je suis montée dans un taxi avec Camille, et nous avions des valises d'autres personnes avec nous car il y avait encore un peu de place.

 

Le trajet jusqu'à l'aéroport a été terriblement stressant. Nous avons perdu de vue les autres taxis, et notre chauffeur nous a emmenées dans un trou perdu. Il s'est avéré que c'était pour faire le plein d'essence, mais même après, on ne reconnaissait pas du tout où on allait. On a à plusieurs reprises répété que nous allions à l'aéroport, au cas où il n'aurait pas compris, mais il nous faisait signe qu'il savait. Le temps passait, nous avions peur d'arriver trop tard, ou de ne pas retrouver les autres à l'aéroport. Nous avions la valise de Fred, nous ne pouvions pas l'enregistrer à notre nom car ça nous ferait un surplus.

 

Par chance, en arrivant à l'aéroport, nous avons croisé en sens inverse un taxi qui avait transporté d'autres personnes de notre groupe. À la porte, Fred nous attendait. Ouf! On a donc pu retrouver les autres à l'intérieur et procéder au check-in. Par chance, ma valise ne dépassait le poids maximal que de très peu, et je n'ai pas eu à payer de surplus. Deux ou trois d'entre nous ont dû payer un petit surplus, mais le pire a été Fred, qui trimbalait toujours l'immense poche de hockey d'Audrée. Le sac était non seulement overweight, mais aussi oversized. L'horreur! Nous avions toutes fini le check-in, même celles qui avaient dû aller payer le surplus un peu plus loin, et nous attendions Fred, en tas par terre. Nous l'avons vu passer dans un sens et dans l'autre plusieurs fois, ça semblait tellement compliqué! Pauvre Fred! Lorsque tout était enfin réglé, il était plus que temps de passer la sécurité! Ça s'est fait rapidement. J'avais en mains une bouteille d'eau que je devais finir avant de passer la sécurité et je n'avais pas si soif (et je ne voulais pas remplir ma vessie avant l'embarquement), mais c'est à ce moment que Fred s'est exclamé qu'il avait SI soif. Une bouteille d'eau lui est magiquement apparue dans les mains.

 

Ensuite, ça a été un petit passage rapide aux toilettes, et l'embarquement a suivi peu après. Le vol n'a pas été très long, ça a certainement été beaucoup plus rapide que si nous avions pris le train! Près d'une heure après le décollage, nous étions à Beijing.

 

À Beijing, je me suis fiée sur les autres pour me retrouver, car il s'agit vraiment du plus grand aéroport que je connaisse. Il faut se déplacer en metro d'un endroit à l'autre, c'est fou! Il a d'abord fallu prendre un ascenseur, qui nous a amené au check-in. Nous y avions retrouvé tous ceux de notre groupe qui étaient partis dans des directions différentes quelques jours plus tôt et qui rentraient maintenant au Canada, comme nous. Puisque certains avaient trop de bagages, et d'autres en avaient moins, certains se sont passés des valises pour les enregistrer à leur nom sans frais. Une fois le tour de la poche de hockey, il y a eu beaucoup de transfert de contenu. J'ai récupéré ma peinture, que j'avais mis là car elle était trop longue et étroite pour mes sacs, mais que j'ai finalement traîné dans mes mains. Tout le monde a récupéré un petit quelque chose, ce qui a beaucoup aidé. Ils ont aussi transféré quelques trucs dans d'autres sacs, et ça a diminué les coûts de façon assez significative!

 

Ensuite, nous avons pris le metro pour aller à la sécurité. Une fois passé la sécurité, nous avions du temps devant nous, alors nous sommes allées manger au Pizza Hut, Camille, Élodie, Maude et moi. Par la vitre, nous avons vu passer Amélie, qui se dirigeait vers son avion pour la Thaïlande. Puis, est venu le temps d'aller prendre notre avion aussi. Nous étions en avance, nous avons donc un peu bretté dans les magasins, puis nous nous sommes dirigées vers notre porte pour l'embarquement. Je me suis à nouveau retrouvée assise à côté de Karine, pas la Karine qui avait été avec nous à Changsha, mais l'autre Karine, qui n'avait pas réussi à se faire créditer le stage et s'était donc fait rembourser les coûts du stage, mais n'avait pas pu se faire rembourser le billet d'avion. Elle était donc partie avec nous, et était partie dans sa propre direction lorsque notre groupe avait quitté Beijing. Au début du voyage, elle était terrifiée, ne savait pas ce qui l'attendait. Deux mois plus tard, elle était épanouie, et aurait tant voulu rester plus longtemps. Nous avons partagé nos expériences. Par exemple, moi, j'ai mangé du chien. Elle, du chat! (Oh non, minouuuu!)

 

J'ai un peu mieux dormi dans le vol de retour que dans le vol qui nous emmenait en Chine deux mois plus tôt. J'ai aussi écouté des films, et j'étais chanceuse, car j'étais dans une rangée sur le côté, alors que les rangées du milieu, leurs écrans ne fonctionnaient pas. 12 heures et 40 minutes sans écran, ça peut être assez long!

 

Je suis arrivée à Toronto 12 heures et 40 minutes plus tard, et il était pratiquement la même heure qu'à laquelle nous étions partis de Beijing. Ah, ce décalage! Je suis arrivée à Québec plus tard en soirée, vers 10h. J'ai été accueillie chez moi avec du pâté chinois. (Ha. Ha.)

 

Et commençait alors le long rétablissement du décalage horaire... Deux jours plus tard, je me réveillerais à 18h. Le lendemain, à 6h du matin. Toute à l'envers! Et trois semaines plus tard, je recommencerais à travailler. Et un mois plus tard encore, ce serait l'école. Je l'ai eu facile, certains recommençaient à travailler le lendemain de l'atterrissage... Ouch!

 

Et c'est ainsi que se termine ce blog de Chine. Le prochain post portera sur mon arrivée en Allemagne, un an plus tard.

 

 

À suivre?

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Lily 11/04/2012 16:35

Ca ressemble vraiment pas a une mosquée! XD ah ces chinois!

CARO 11/04/2012 14:09

La mosquee. :)

Lily 10/04/2012 23:44

La 3e photo une une image de la mosquée ou d'un des temples?